Avant de signer, faites trois vérifications non négociables : une licence RBQ valide avec la bonne sous-catégorie (vérifiable gratuitement en ligne), un contrat écrit détaillé et un acompte le plus petit possible.
Ensuite, regardez des avis récents et vérifiables, des photos de vrais projets, et parlez à d'anciens clients.
La peur la plus courante avant une rénovation? L'entrepreneur qui part avec le dépôt, qui abandonne le chantier à moitié ou qui bâcle le travail. Ces histoires existent, mais la plupart se préviennent avec quelques vérifications simples.
Ce guide vous donne les étapes à suivre, dans l'ordre, avec les liens vers les outils officiels. Elles valent pour n'importe quel entrepreneur, y compris nous.
Pourquoi est-ce si important au Québec?
Parce que les problèmes sont fréquents. En 2021, les services de construction, d'entretien et de rénovation de l'habitation figuraient au 4e rang des quelque 70 secteurs qui suscitent le plus de plaintes à l'Office de la protection du consommateur (OPC), selon Protégez-Vous.
En janvier 2026, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a aussi lancé un avertissement public contre les personnes et les entreprises qui offrent des travaux de rénovation sans détenir de licence. Son conseil : vérifier la licence et exiger un contrat écrit détaillé, avec un échéancier.
Étape 1 : comment vérifier une licence RBQ en 2 minutes?
La RBQ délivre les licences des entrepreneurs en construction au Québec. Le Registre des détenteurs de licence est gratuit et public. Cherchez l'entreprise par son nom ou son numéro de licence, puis vérifiez trois choses :
- Le nom légal correspond à celui de la soumission. Certains utilisent le numéro de licence d'une autre entreprise. Si les noms ne concordent pas, posez la question.
- Les sous-catégories couvrent vos travaux. Une licence est découpée en sous-catégories, selon le type de travaux. Un entrepreneur en revêtement de toiture, par exemple, n'est pas autorisé à rénover toute votre cuisine.
- La licence est valide, et le restera pendant les travaux.
Selon la RBQ, le registre affiche aussi le nombre de réclamations au cautionnement et les indemnités versées par l'entrepreneur au cours des cinq dernières années. C'est une information précieuse.
Si l'entreprise n'apparaît pas au registre, n'allez pas plus loin. La RBQ invite d'ailleurs la population à lui signaler le travail sans licence.
Un exemple concret : notre licence est la 5798-4619-01. Allez la vérifier vous-même. Un entrepreneur sérieux vous donnera son numéro sans hésiter.
Que couvre le cautionnement de la RBQ (et que ne couvre-t-il pas)?
Chaque entrepreneur licencié doit détenir un cautionnement, une forme de garantie financière qui peut indemniser ses clients. Selon la RBQ, il est de 40 000 $ pour un entrepreneur général et de 20 000 $ pour un entrepreneur spécialisé.
Le hic : ce montant est partagé entre tous les clients qui font une réclamation contre le même entrepreneur. S'ils sont plusieurs, l'argent est réparti au prorata. Selon Protégez-Vous, qui cite un rapport du Vérificateur général du Québec de 2021, le cautionnement est insuffisant dans la majorité des cas.
Le cautionnement ne couvre pas tout non plus. La RBQ précise par exemple qu'il exclut les retards, les dommages moraux et les frais d'avocat.
Un projet de règlement publié en février 2026 propose de hausser le cautionnement à 60 000 $ pour un entrepreneur général et à 30 000 $ pour un entrepreneur spécialisé. À notre connaissance, ce projet n'est pas encore adopté : les montants en vigueur restent 40 000 $ et 20 000 $.
Conclusion : la licence est un minimum, pas une garantie complète. D'où les étapes suivantes.
Étape 2 : comment vérifier l'entreprise et son historique?
- Le Registraire des entreprises du Québec : confirmez que l'entreprise existe, sous quel nom, et qui la dirige.
- L'outil Se renseigner sur un commerçant de l'OPC : il indique notamment les plaintes et les mises en demeure liées à un commerçant.
- Les avis Google : privilégiez les avis récents et détaillés, qui décrivent un vrai projet. Une poignée d'avis vagues ne prouve pas grand-chose.
- Des photos de vrais projets et, si possible, des références d'anciens clients à appeler. Éducaloi recommande aussi de demander conseil à des gens de votre entourage.
- Une adresse d'affaires réelle et un numéro de téléphone qui répond.
- Une assurance responsabilité civile : demandez le nom de l'assureur et le numéro de police.
Parlez aussi de sous-traitance. Selon Protégez-Vous, l'entrepreneur qui fait vos travaux de plomberie doit être membre de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ), et celui qui touche à votre électricité doit détenir une licence de la Corporation des maîtres électriciens du Québec (CMEQ). Demandez qui fait quoi.

Étape 3 : comment comparer les soumissions intelligemment?
Obtenez 2 ou 3 soumissions détaillées par poste pour le même projet. Vous pourrez comparer ce qui est inclus, et pas seulement le total.
Pour comparer des pommes avec des pommes, vérifiez que chaque soumission décrit les mêmes travaux et les mêmes matériaux. Lisez aussi les exclusions : le permis, l'enlèvement des débris ou la réparation des murs après la démolition sont parfois laissés de côté. Si un poste est flou, demandez une précision par écrit. La réponse vous en dira long sur la façon dont l'entrepreneur communique.
La soumission la moins chère n'est pas toujours la meilleure. Un prix très bas cache souvent un poste oublié, des matériaux de moindre qualité ou des « extras » à venir. Méfiez-vous aussi de quiconque vous presse de signer aujourd'hui.
Vous voulez une soumission détaillée à comparer? On vient voir votre projet et on vous explique chaque poste.
Réserver une consultation →Étape 4 : que doit absolument contenir le contrat?
La RBQ le répète : exigez un contrat écrit détaillé et un échéancier, et faites mettre par écrit toute entente verbale. Selon Protégez-Vous, un bon contrat contient au minimum :
- Les coordonnées de l'entrepreneur, son numéro de licence RBQ et ses numéros de TPS et de TVQ
- Son assurance responsabilité : le nom de l'assureur et le numéro de police
- Une description détaillée des travaux et des matériaux, avec la soumission en annexe
- Le prix total et les modalités de paiement par étapes
- Les dates de début et de fin des travaux
- L'engagement à respecter le Code de construction et la réglementation municipale
- Qui obtient le permis de rénovation
- Le nettoyage et l'enlèvement des débris
- Les garanties offertes
Ajoutez une clause sur les modifications : tout changement en cours de chantier doit faire l'objet d'un avenant écrit, avec son prix, avant d'être réalisé.
Un dernier point, souvent ignoré : selon Éducaloi, un sous-traitant ou un fournisseur impayé par l'entrepreneur peut inscrire une hypothèque légale sur votre maison. Avant le dernier paiement, demandez des preuves que tout le monde a été payé.
Étape 5 : combien d'acompte verser?
Pour un contrat ordinaire, il n'existe aucun plafond légal en pourcentage, selon Soumission Rénovation. Le Code civil prévoit plutôt que le client paie à la réception des travaux, sauf si le contrat prévoit autre chose.
L'OPC recommande, si possible, de ne verser aucun acompte avant le début des travaux, ou de le limiter à une très petite somme. Éducaloi conseille aussi « le plus petit acompte possible ».
- Des paiements progressifs, liés à l'avancement réel et vérifiable des travaux.
- Une retenue finale, d'environ 10 à 15 % selon la même source, payée quand tout est terminé et inspecté.
- Pour les matériaux sur mesure (armoires, comptoirs), vous pouvez demander à payer directement le fournisseur.
Cas particulier : si l'entrepreneur vous a sollicité à domicile (on parle de commerçant itinérant), il ne peut généralement pas demander d'acompte pendant les 10 jours qui suivent la remise du contrat signé, sauf exceptions.
Quels sont les 7 signaux d'alarme à ne jamais ignorer?
| Signal d'alarme | Pourquoi c'est risqué | Quoi faire |
|---|---|---|
| Pas de licence, ou refuse de donner son numéro | Il travaille illégalement et vous perdez l'accès au cautionnement de la RBQ. | Cherchez l'entreprise dans le registre de la RBQ. Pas de licence, pas de contrat. |
| Paiement comptant « sans taxes » | Aucune trace du paiement : impossible de prouver ce que vous avez versé. | Payez par un moyen traçable, avec une facture qui indique les taxes. |
| Gros acompte avant le début | S'il disparaît, votre argent part avec lui. | Acompte nul ou minime, puis paiements liés à l'avancement. |
| Pas de contrat écrit | En cas de litige, c'est votre parole contre la sienne. | Exigez un contrat détaillé, avec échéancier, avant tout début de travaux. |
| Pression pour signer aujourd'hui | Une « offre valide aujourd'hui seulement » vous empêche de comparer. | Prenez le temps d'obtenir 2 ou 3 soumissions. |
| Aucune adresse d'affaires | Difficile à retrouver si un problème survient. | Vérifiez l'adresse au Registraire des entreprises. |
| Aucun avis vérifiable | Rien ne prouve qu'il a déjà livré un chantier. | Demandez des références et des photos de projets réels. |
Sources : RBQ, Soumission Rénovation, Éducaloi.
Comment travaille-t-on chez Construction Hibou?
Construction Hibou est un entrepreneur général licencié et assuré (licence RBQ 5798-4619-01), fondé en 2021, qui travaille partout dans le Grand Montréal. Vous avez un seul responsable de projet, du premier appel à la fin du chantier.
Chaque projet suit quatre étapes : consultation, planification du budget et de l'échéancier avec vous, réalisation, puis remise des clés, avec une inspection finale faite ensemble. Voici ce qu'en disent deux clients sur Google :
« Avec lui, tout est clair : pas de surprise, pas de demi-vérités, pas de promesses floues. »
Mioomioo G, avis Google
« Belle expérience de rénovation avec des gens compétents, ayant des solutions à proposer, des gens qui tiennent parole. »
Eric, avis Google
Voyez nos projets dans la galerie, lisez tous nos avis sur Google ou découvrez qui nous sommes. Nous faisons de la rénovation résidentielle, de la rénovation commerciale et de la construction, entre autres à Terrebonne, à Saint-Laurent et à Brossard.
Vous préparez votre budget? Lisez aussi notre guide Combien coûte une rénovation à Montréal en 2026.

